Cholestérol : un soutien naturel, l'alimentation d'abord, puis les compléments

« Les moyens naturels de faire baisser le cholestérol » est l'un des sujets de santé les plus recherchés en ligne, et l'un de ceux autour desquels on fait le plus de marketing. La version concrète est moins spectaculaire que la version putaclic, mais plus utile : l'alimentation fait l'essentiel du travail, une poignée de composés végétaux s'appuient sur de véritables travaux de recherche, et toute personne dont le cholestérol présente un intérêt médical devrait travailler avec son médecin plutôt que de se gérer seule avec des gélules.
Le cholestérol en un paragraphe
Le cholestérol est un lipide dont votre organisme a besoin — il fait partie de chaque membrane cellulaire, c'est un précurseur d'hormones comme les œstrogènes et la testostérone, et il intervient dans la fabrication de la vitamine D par votre organisme. Le problème n'est pas le cholestérol lui-même ; le problème est un cholestérol LDL durablement élevé, qui, au fil des années, contribue à la formation de plaques artérielles et augmente le risque cardiovasculaire. Ce qui compte sur le plan clinique, c'est le bilan lipidique global : cholestérol total, LDL, HDL, triglycérides, et les rapports entre eux.
Ce que fait le volet alimentaire
Le schéma alimentaire dont les données sont les plus solides pour les paramètres cardiovasculaires et lipidiques est le schéma méditerranéen — riche en légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses, huile d'olive et poissons gras ; pauvre en aliments ultra-transformés, en sucres ajoutés et en viande transformée. L'essai PREDIMED (n≈7 447 adultes à haut risque) a constaté qu'un régime méditerranéen complété par de l'huile d'olive extra-vierge ou des fruits à coque réduisait les événements cardiovasculaires majeurs d'environ 30 % sur 4,8 ans, comparativement à un régime témoin pauvre en graisses.[1] Au sein de ce schéma, quelques composants précis pèsent de façon disproportionnée :
- Fibres solubles — avoine, orge, haricots, lentilles, pommes, poires, psyllium. Elles fixent le cholestérol dans l'intestin, de sorte qu'une moindre quantité est réabsorbée. L'avoine (à raison de 3 g de bêta-glucanes par jour) et l'orge bénéficient d'une allégation autorisée dans l'UE : les bêta-glucanes contribuent au maintien d'une cholestérolémie normale.[2]
- Stérols et stanols végétaux — naturellement présents dans les fruits à coque, les graines, l'huile d'olive et certaines matières grasses à tartiner enrichies. Allégation autorisée à raison de 1,5 à 3 g par jour : ils contribuent au maintien d'une cholestérolémie normale.
- Poissons gras deux fois par semaine — saumon, maquereau, sardines, hareng. Les oméga-3 EPA et DHA, à raison de 250 mg par jour, contribuent à une fonction cardiaque normale (allégation autorisée).[3] L'ALA (acide alpha-linolénique) issu des graines de lin, des noix et de l'huile de colza contribue au maintien d'une cholestérolémie normale à raison de 2 g par jour (allégation autorisée).
- Fruits à coque et graines — une poignée par jour d'amandes, de noix, de graines de courge, de graines de lin. Des données observationnelles et issues d'essais, cohérentes, portent sur les paramètres lipidiques.
- L'huile d'olive comme matière grasse principale — en particulier l'extra-vierge.
Ce qui freine les progrès :
- Aliments ultra-transformés — riches en glucides raffinés, en sodium et en graisses industrielles.
- Sucres ajoutés — font monter les triglycérides.
- Excès d'alcool — élève les triglycérides, sollicite le foie.
- Acides gras trans — en grande partie éliminés en Europe, mais leur présence sur l'étiquette reste à vérifier.
- De grandes quantités de viande rouge transformée — bacon, salami, hot-dogs, saucisses comme aliments quotidiens.
Le principe : bâtir l'alimentation autour de la première liste ; réserver la seconde à l'occasionnel plutôt qu'au quotidien.
Des plantes faisant l'objet de recherches actives dans le domaine des lipides
Plusieurs plantes et composés naturels disposent de dossiers de recherche substantiels concernant les paramètres lipidiques. Aucun d'entre eux ne bénéficie d'allégation cholestérol autorisée dans l'UE au niveau du complément alimentaire — mais la recherche est suffisamment active pour qu'ils méritent une mention honnête.
Curcumine. Le polyphénol actif du curcuma. La recherche sur la curcumine et les paramètres lipidiques (cholestérol total, LDL, triglycérides) est active depuis une dizaine d'années. La difficulté de longue date est la biodisponibilité — les extraits de curcuma standard sont mal absorbés, de sorte que les travaux mettant en évidence des effets utilisent généralement des formulations conçues pour l'absorption. Une comparaison pharmacocinétique a montré que la curcumine micellaire liquide atteint des concentrations sanguines environ 185 fois supérieures à celles de la poudre de curcumine native.[4] Notre Licur 7000 utilise la curcumine micellaire NovaSOL®, spécifiquement développée et étudiée pour son profil d'absorption, associée à de la vitamine D dans la même gélule.
Berbérine. Un alcaloïde végétal présent dans l'épine-vinette, l'hydraste du Canada et le raisin d'Oregon. L'un des composés naturels les plus étudiés dans le domaine métabolique — une méta-analyse de 2015 portant sur 27 ECR (n=2 569) a conclu que la berbérine était équivalente aux hypoglycémiants oraux, aux médicaments hypolipémiants et aux antihypertenseurs sur l'ensemble des composantes du syndrome métabolique.[5] La berbérine est pharmacologiquement suffisamment active pour interagir avec une liste non négligeable de médicaments. Notre Berbérine HCl 98 % apporte 500 mg de berbérine de haute pureté par gélule — toute personne envisageant d'y recourir alors qu'elle prend des statines, un traitement contre l'hypertension ou contre le diabète devrait d'abord en parler à son médecin.
Ail. Un long historique d'usage traditionnel et une littérature de recherche active dans le domaine cardiovasculaire. Des effets modestes mais relativement cohérents sur les paramètres lipidiques et la pression artérielle dans les méta-analyses. Pour la plupart des gens, il agit davantage par son intégration à l'alimentation que par la complémentation.
Aubépine (Crataegus). Un usage traditionnel de longue date dans l'herboristerie européenne pour le soutien cardiovasculaire. La recherche est modeste mais se poursuit. Pour nous, il s'agit d'une catégorie alimentaire à part entière plutôt que d'un pilier sous forme de complément.
Bêta-glucanes d'avoine. Ce n'est pas une plante au sens du complément alimentaire — mais il vaut la peine de le signaler comme l'un des rares composés alimentaires bénéficiant d'une allégation cholestérol autorisée à une dose précise (3 g de bêta-glucanes d'avoine par jour).
Où nos compléments s'inscrivent précisément
- Berbérine si l'on souhaite explorer la plante la plus étudiée du domaine métabolique, sous réserve qu'elle interagit avec des médicaments et qu'elle s'aborde au mieux en informant son médecin.
- Licur 7000 pour une curcumine biodisponible + de la vitamine D — la curcumine pour son dossier de recherche plus large (incluant la recherche sur les paramètres lipidiques), la vitamine D pour les allégations autorisées relatives à l'immunité et aux muscles.
- Oméga-3 à 250 mg et plus d'EPA+DHA par jour pour l'allégation autorisée relative à la fonction cardiaque — l'un des rôles de complément les plus clairement étayés par les données dans le domaine cardiovasculaire.
Entre ces options, le socle reste le même que le cadre de l'alimentation anti-inflammatoire : une alimentation de type méditerranéen à dominante végétale, des poissons gras, des céréales complètes, des fruits à coque et des graines, et une consommation d'alcool raisonnable.
Le volet médical — quand les compléments ne sont pas la réponse
Si l'on vous a dit que vous aviez un cholestérol élevé, la bonne première étape est un échange avec votre médecin. Plusieurs situations justifient une prise en charge médicale plutôt qu'un auto-traitement naturel :
- L'hypercholestérolémie familiale (une affection génétique — qui se manifeste souvent par un LDL particulièrement élevé dès le plus jeune âge).
- Une maladie cardiovasculaire avérée.
- Le diabète de type 2 (qui modifie le calcul du risque cardiovasculaire).
- Un score QRISK qui vous place dans la tranche modérée à élevée.
Dans ces situations, les statines et d'autres médicaments disposent de plusieurs décennies de données sur la réduction de la mortalité. Les compléments et l'alimentation accompagnent les soins médicaux, ils ne les remplacent pas. Notre propre cadre : les aliments et les compléments sont un outil ; la médecine en est un autre ; recourir aux deux de façon appropriée vaut mieux que de considérer l'un ou l'autre comme suffisant à lui seul.
Une approche réaliste
- Commencez par le volet alimentaire. Schéma méditerranéen, forte teneur en fibres solubles (avoine, légumineuses), poissons gras deux fois par semaine, fruits à coque et graines chaque jour, huile d'olive comme matière grasse principale, un minimum d'aliments ultra-transformés.
- Faites réaliser un bilan lipidique par votre médecin si vous n'en avez pas eu récemment. Le point de départ compte. On ne peut pas gérer ce que l'on n'a pas mesuré.
- Ajoutez une complémentation raisonnée si elle est pertinente. Les oméga-3 pour l'allégation relative à la fonction cardiaque. Une curcumine biodisponible si la recherche sur la curcumine vous intéresse. La berbérine, en informant votre médecin, si vous souhaitez explorer la plante métabolique la plus étudiée.
- Pratiquez une activité physique régulière. L'activité aérobie élève modestement le HDL et abaisse les triglycérides. L'une des interventions au meilleur rapport bénéfice/effort, et sans frais.
- Refaites un contrôle après 3 à 6 mois de changements réguliers. Voyez ce qui a bougé et ce qui n'a pas bougé.
En pratique
Il n'existe pas de « super-aliments anti-cholestérol » au sens sensationnaliste du terme. Il existe en revanche un schéma alimentaire (méditerranéen), quelques composants précis (fibres solubles, avoine, stérols végétaux, ALA, poissons gras) bénéficiant d'allégations autorisées, et une poignée de plantes (curcumine, berbérine, ail, aubépine) faisant l'objet de recherches actives et présentant un net écart d'honnêteté avec le marketing qui les entoure. Construit par-dessus un échange avec votre médecin plutôt qu'à la place de celui-ci, voilà un terrain réellement utile — et c'est là que des compléments comme notre curcumine biodisponible, notre berbérine et nos oméga-3 trouvent leur place.
Références
- Estruch R, Ros E, Salas-Salvadó J, et al. Primary Prevention of Cardiovascular Disease with a Mediterranean Diet Supplemented with Extra-Virgin Olive Oil or Nuts. N Engl J Med. 2018;378(25):e34. PubMed: 29897866
- European Commission. EU Register of Nutrition and Health Claims Made on Foods. ec.europa.eu
- NHS. Fish and shellfish nutrition. nhs.uk
- Schiborr C, Kocher A, Behnam D, et al. The oral bioavailability of curcumin from micronized powder and liquid micelles is significantly increased in healthy humans and differs between sexes. Mol Nutr Food Res. 2014;58(3):516–527. PubMed: 24402825
- Lan J, Zhao Y, Dong F, et al. Meta-analysis of the effect and safety of berberine in the treatment of type 2 diabetes mellitus, hyperlipidemia and hypertension. J Ethnopharmacol. 2015;161:69–81. PubMed: 25498346